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Signification du rêve Rêver de paon

Le paon, en rêve, déploie sa queue dans un éclat de couleurs, et il parle d'une beauté qui veut être vue, de fierté, et de la frontière mince entre assurance et vanité. Tout dépend de ce que fait l'oiseau : la roue, la retraite, le cri ou la perte de ses plumes. Le paon a porté bien des sens.

Les premiers chrétiens y voyaient un signe d'immortalité : saint Augustin raconte avoir gardé un morceau de chair de paon pendant un an sans qu'il se corrompe. En Inde, il porte le dieu Kartikeya, et Krishna orne ses cheveux de sa plume ; les yézidis honorent Tawûsê Melek, l'Ange-Paon.

Dans d'anciens récits des prophètes, le paon gardait la porte du Paradis et en fut chassé avec Adam, et dans Le Langage des oiseaux d'Attar il refuse le voyage, ne désirant que le jardin perdu. Rûmî raconte un paon qui arrachait ses plumes splendides en disant qu'elles n'attiraient que les chasseurs. Et le français dit fier comme un paon.

Un paon qui fait la roue, c'est une beauté, une richesse ou un honneur qui se voit, et une grâce si on le porte sans orgueil ; un paon qui barre la route, un orgueil en travers du chemin, le vôtre ou celui d'un autre, et le jardin perdu du récit d'Attar en est le prix.

Un paon qui s'arrache les plumes, c'est une beauté ou une richesse qui a attiré l'envie et le danger, et le rêve conseille de la garder par le rappel de Dieu plutôt que par l'étalage. Le cri rauque du paon, c'est une beauté qui amène des ennuis avec elle ; un paon blanc, une grâce plus discrète ; une seule plume, un don à garder modestement. Une beauté entrevue en rêve se garde mieux tue, à l'abri du mauvais œil.

À partir de ce rêve